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L'après Guerre
 
 
La SAGA N° 8 : 1945-1967 .


C’est le frère de Pierre Lamy de la Chapelle, Bernard, qui reprit la présidence du Cercle des Sports de Bigorre suite à la
tragique disparition de son fondateur. Beaucoup plus « industrieux » et moins disponible que ne l’était son prédécesseur, Bernard assurera quand même la Présidence jusqu’en 1960, mais il laissa œuvrer dans l’ombre un personnage dont le charisme demeure légendaire dans la ville : Maurice Lacrouts.

Commerçant installé en plein centre ville et radio-amateur émérite, le grand Maurice était un passionné de Tennis qui pratiquait depuis sa plus tendre enfance sur le court de la Poudrière ou celui de Salut. Il ne manquait jamais un seul rendez-vous à Roland Garros et comptait de nombreux contacts dans le Monde du Tennis. En 1945 le tournoi de Bagnères repart timidement avec les meilleurs joueurs régionaux puis remonte peu à peu en qualité et en quantité comme le rappelle les colonnes de la revue « Smash »: « Le Tournoi de Bagnères de Bigorre qui fut pendant de nombreuses années un des meilleurs et des plus importants de France existe toujours. Le souvenir du regretté De La Chapelle plane toujours au-dessus des courts et ceux qui eurent la chance de connaître cette époque ne sont pas prés de l'oublier. Cette année le simple Dames revint à Mme Pfister et le Simple Messieurs à Gimel sur Gault, un habitué de l'endroit. ».
Par ailleurs et avec l’aide de Bernard de la Chapelle, le grand Maurice reprend l’idée de Pierre en vue de créer une première remontée mécanique digne de ce nom à la Mongie, ils créent « la SELAM » dont les membres du CSB deviennent les premiers actionnaires. Cette société permit la création et l’exploitation de la remontée dite du Pain de Sucre.

En 1953 un nouveau drame frappe le Cercle des Sports de Bigorre avec le décès de Robert Gault, le meilleur joueur du Club, foudroyé par une crise cardiaque en plein match sur le court N°1. Quelques années plus tard le Président adresse au Maire une demande de prise en charge d’un certain nombre de travaux pour subvenir à l’entretien des installations. Jusqu'à présent le CSB avait la jouissance des terrains mais devait les aménager et les entretenir, l’association ayant même érigé à ses frais le pavillon à usage de Club House et un fronton pour les débutants. Mais le contexte évoluait déjà avec une baisse significative des séjours touristiques de longue durée d’une part, et de l’autre un infléchissement de la productivité industrielle locale, voire de la fermeture d’établissements notoires, ce qui ne laissait guère de place au mécénat en numéraires ou en heures de travail de ses ouvriers dispensées sans compter. Le message est reçu et la ville de Bagnères répond à ces requêtes et donne également son feu vert à la réalisation d’une terrasse supplémentaire , taillée directement dans les gradins des thermes pour augmenter les capacités d’accueil du public.
Les grands noms du tennis reviennent à Bagnères et on ne peut que s’en réjouir : Tony Vincent, Georges Deniau, Boutboul, Jacques Verdier, Paul Jalabert etc.….
 
Les deux hommes réfléchissent à une formule plus attractive et se mettent d’accord sur une idée d’un tournoi International sur invitations. Nous ne sommes pas encore à l’ère du professionnalisme mais on commence à en discuter dans les coursives et en 1959 une rencontre amicale de Coupe Davis est organisée à Bagnères par le CSB entre l’équipe de France et l’équipe nationale du Chili.
Les perspectives de cette rencontre exceptionnelle convainquirent la municipalité de créer une terrasse supplémentaire pour accueillir le public. Cette réalisation eut lieu en 1958 et le chantier fut rapidement amené à terme malgré des découvertes macabres : la mise à jour d’ossements humains provenant du cimetière des moines.  
Cette formule de tournoi sur invitations demeurera jusqu’en 1967 sous la présidence de Pierre Béaur ; chaque année au mois d’août la terre battue bagnèraise aura le plaisir d’accueillir à plusieurs reprises les Pierre Darmon, Pierre Barthez, François Jauffret, Georges Goven, Pato Rodriguez, Alvarez, les Japonais Kobayashi et Konarishi sans oublier les Champions de France vétérans Henri Pelizza et Jacques Chaban Delmas. La présence de ce dernier à Bagnères mérite de narrer deux anecdote inoubliables que Jacques Sabatier avait pris soin de consigner le papier avant de disparaître en 1987, celle de « l’attentat » et celle des « cacahuètes terroristes »
 
 
Jacques CHABAN DELMAS à Bagnères (Coll Tcbb)
 

L’attentat  contre Chaban :

« Lors du Tournoi international de 1965, le 13 août, Jacques Chaban-Delmas, Président de l’Assemblée Nationale, arrive au Tennis Club de Bagnères sur invitation de MM. De La Chapelle et Lacrouts. Les Terrasses des thermes se remplissent dès qu’il rentre sur le court tandis que ses gardes du corps sont placés un peu partout, puis, dès que la partie est finie, tout le monde revient au bar…Quelques boissons pour tout le monde et Chaban se dirige vers les douches en passant par la porte du Club House, mais au bar, il y avait quelques-uns «polissons », sans doute des étudiants nostalgiques des farces de Carabin. Je ne citerais pas de nom : deux ingénieurs des Ponts et Chaussées, un ancien administrateur des Colonies, et Conseiller municipal de surcroît…L’un sortit le pétard de sa poche, le deuxième l’alluma et le troisième le lança dans l’embrasure de la porte ou ça fit «boum ». Je n’ai jamais su si Chaban s’en était inquiété, par contre le Gorille de Service prit les mesures qui s’imposaient mais s’aperçût très vite qu’il s’agissait d’une farce…Affaire close donc ? Et non, par pour nous, pauvres témoins, car les dirigeants du Tennis, forts marris de l’histoire avaient porté plainte, d’où enquête sérieuse pour retrouver les coupables.
Heureusement que parmi eux il y avait un conseiller municipal »

Les cacahuètes terroristes:

A propos du passage de Chaban à Bagnères, une autre anecdote amusante nous revient en mémoire : il existait alors dans la ville thermale un personnage familier, vraisemblablement d’origine portugaise que nous appelions «mignon ». Marchand ambulant de cacahuètes grillées de son état, et ne dédaignant pas non plus la quête de mégots consommés afin de récupérer les restes de tabac, le brave homme se promenait du coté des Thermes par une belle journée du mois d’août à la recherche du chaland, affublé de son incontournable panier d’osier rempli de ses précieuses arachides.
Le Président Chaban-Delmas, hébergé à l’hôtel Victoria sur les Coustous, décida de son coté à gagner le club à pied sans bénéficier des services de son équipage. Et voilà notre VIP marchant « seul » dans les rues de Bagnères, suivi à quelques dizaines de mètres par sa DS noire officielle occupée par quatre gardes du corps, suivi elle-même par la 404 Break noire du Commissariat de police avec plusieurs fonctionnaires à bord. Arrivé à hauteur du croisement de la rue Alsace Lorraine et de l’avenue Prosper Nogués, alors que Chaban se dirigeait d’un pas nonchalant vers les Tennis, voilà que la 404 déboîte et accélère pour venir à la hauteur du dénommé «Mignon »et les policiers de se jeter sur notre homme afin de contrôler si son panier ne contenait pas quelque grenade offensive ou autre machine infernale. Nous étions en période quelque peu troublée par le souvenir des événements d’Algérie, il ne faut pas l’oublier
 
 
De gauche à droite: François JAUFFRET, Pierre BARTHES, René MONNERAUD, Jacques CHABAN DELMAS et Henri PELIZZA
 
 
Remise des prix dans les années 60 avec les dirigeants du club avec de droite à gauche: Pierre GACHASSIN, Maurice LACROUTS, Georges ANCLA et Joseph KRAUSS ; Quant au gamin assis sur le banc en train d'observer la cérémonie, il s'agit tout simplement de l'auteur de ces lignes.
 
 
Pierre DARMON et Francis PRUDHOMME (1964 ou 1965)
 
 
 
De gauche à droite : Bernard de la Chapelle, Maurice Lacrouts et un petit jeune qui allait faire parler de lui bien plus tard : Jean Gachassin. (Coll Tcbb)
 
 
 
Remake de la Coupe Davis à Bagnères: à droite, l'équipe de France avec Georges DENIAU et Paul JALABERT, à gauche l'équipe du Chili et au centre l'Arbitre: Hubert CASTELLA
 
 
Georges DENIAU, BOUTBOUL et Maurice LACROUTS
Coupe de la Chapelle
 
 
Remise des Prix présidée par Mme Pierre de la Chapelle (années 50)
 
 
Jacques VERDIER au sol.
 
 
A gauche, Robert GAULT, foudroyé par une crise cardiaque en 1953 sur le court N°1
 
 
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